Bambari à nouveau paralysée après l’assassinat d’un sujet Peul.

patrouille mixte policiers centrafricains et soldats de la minusca dans la ville de Bambari
Patrouille mixte policiers centrafricains et casques bleus de la Minusca à Bambari en 2017. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bambari à nouveau paralysée après l’assassinat d’un sujet Peul.

 

Bambari (République centrafricaine) – 24 heures après la visite du ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara à Bambari, la ville est à nouveau paralysée après la découverte ce mercredi  4 décembre du corps sans vie d’un sujet peul, conducteur d’une moto.

 

Depuis le dernier accrochage entre les combattants rebelles de l’UPC et les soldats FACA à Alindao, puis à Bambari   la semaine dernière, l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), signée le 6 février dernier entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain est plus que menacé.

À Bambari, comme ailleurs, il ne passe jamais un jour sans qu’on parle des incidents mortels impliquant des groupes armés, pourtant signataire dudit accord.

Ce mercredi dans la matinée, le corps d’un sujet peul, probablement assassiné la veille par des individus encore non identifiés,  a été retrouvé non loin de la base des soldats congolais de la Minusca à Bambari.

Pour les rebelles de l’UPC, ce nouvel acte criminel serait sans doute l’œuvre des miliciens Anti-Balaka, avec la complicité probable des soldats FACA. En conséquence, selon des sources sécuritaires locales, les rebelles menacent de mener des représailles après les funérailles de la victime. Depuis lors, la psychose s’empare de la ville qui est totalement paralysée ce mercredi.

Pendant ce temps, les premiers éléments d’informations  obtenus par CNC montrent que la victime, capturée sur sa moto,  aurait été assassinée à 8 kilomètres à la sortie de la ville sur l’axe Bangui. Tandis que son passager, aussi peul, arrive à s’échapper à ses agresseurs. Quant à sa moto, elle est emportée par les assaillants.

 

Affaire à suivre…

 

Bertrand Yékoua

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