Alindao, les rebelles de l’UPC sont toujours dans la ville, et occupent leur ancienne base, la population paniquée

Publié le 1 juillet 2021 , 8:11
Mis à jour le: 2 juillet 2021 12:10

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 2 juillet 2021, 03:00:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Contrairement à ce qui a été annoncé par l’État major des forces armées centrafricaines (FACA) et la Minusca, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ne sont pas en débandade face aux Casques bleus, ni des FACA. Ils ne sont pas loin du centre d’Alindao, mais occupent toujours la mairie et leur ancienne base située derrière le marché central.

 

5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, « … une attaque menée par les combattants de l’UPC contre les forces de défense et de sécurité centrafricaine. Nous n’avons pas de bilan, mais nos Casques bleus ont travaillé ensemble avec les forces de défense et de sécurité. Il y’a eu des échanges des tirs, ce qui a poussé ces éléments de l’UPC à s’enfuir vers la brousse. Nous continuons sur place à monitor la situation. Encore une fois, nous resterons ensemble au côté des FACA ».

Dans le même sens, l’État major des FACA avait déclaré à la veille de l’attaque qu’aucun rebelle n’est présent dans la ville, et ce,   en raison de la présence des « alliés des forces Républicaines », sans autres détails sur ces alliés, russes ou rwandais. Deux jours plus tard, après une série d’accalmie, la vérité a pris le dessus et la réalité s’affiche. On constate malheureusement la présence de ces rebelles dans la ville. Ils circulent librement, et occupent leur ancienne base qui se situe derrière le marché central, mais occupent aussi la Mairie d’Alindao.

Quant aux habitants, c’est la panique générale. Plusieurs d’entre eux ont déjà quitté la ville par mesure de précaution, d’autres sont en cours.

Pour l’heure, les activités scolaires sont paralysées, les boutiques fermées et le marché central ne fonctionnent toujours pas.

Selon une source locale, les FACA sont toujours dans la ville, mais leur nombre est réduit.

 

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