Ali Darassa n’a-t-il pas franchi le Rubicon ?

Publié le 7 novembre 2019 , 6:38
Mis à jour le: 7 novembre 2019 6:38
Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – CNC – Les exactions de l’UPC n’étonnent plus les observateurs de la scène sociopolitique  centrafricaine  et n’émeuvent plus le pouvoir de Bangui, sous la très haute impulsion du mathématicien de Boy-Rabe, incapable d’inventer un théorème pouvant mettre fin aux agissements de ce mercenaire le plus chouchouté Ali Darassa.

 

En effet, Ali Darassa, leader de l’UPC est un parjure qui n’a pas attendu l’accord politique de paix et de la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) pour violer les cesser le feu âprement discuté et admis par les leaders des groupes armés, et avant même la signature de l’APPR .

De multiples attaques, suivies de massacres des populations de ses zones d’occupation dans la Basse-Kotto, Ouaka et aujourd’hui Haut-Mbomou, etc. ne sont que l’illustration de son entêtement et sa détermination a bafoué les efforts pour le retour de la paix.

Ses exactions ne se comptent plus. Combien de familles ne sont-elles pas endeuillées par ce sinistre envoyé de la mort avec son cortège d’esprits troublés extirpés de l’enfer qui troublent notre nation ?

Et comme la paix n’a pas de prix, les garants et facilitateurs de l’APPR lâchent encore du lest pour ne pas envenimer davantage la crise, car le frapper conforterait d’autres mouvements à pointer du doigt les autorités du pays et la communauté internationale et serait un prétexte pour ensanglanter davantage le pays.

Fort de cette impunité, l’envoyé de Lucifer aux dents longues poursuit ses chimères en s’octroyant le droit d’aller occuper l’extrême est du pays, car sa région lui paraît maintenant trop petite pour ses ambitions démesurées.

L’occupation de Bambouti, ville frontalière du Sud soudan n’est plus ni moins qu’une énième provocation, un énième défi de ce sinistre et tristement célèbre envoyé de Satan aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale. Et comme si cela ne suffisait pas, il nomme des hauts responsables à la tête de la vile  pour matérialiser son hégémonie et à la barbe de tout le monde.

Laconiquement par communiqué interposé, la CEEAC et la MINUSCA condamnent   et établit les statistiques pour la comptabilité des violations commises par l’UPC, mais à quand l’action robuste. « D’une manière générale, la CEEAC et les facilitateurs de la sous-région déplorent évidemment les 79 cas de mouvements armés sans autorisations et de l’établissement de points de contrôle illégaux imputable à l’UPC, sur un total de 182 violations de l’APPR-RCA documentés du 7 février  au 22 octobre 2019 », communiqué de la CEEAC du 2 novembre.

« Le gouvernement y travaille », avait déclaré le Premier ministre Firmin Ngrebada le 29 octobre dernier devant les élus de la nation, mais  comment ?

N’est-ce pas le cas de dire que cet Ali Darassa a franchi plus que les autres leaders des groupes armés non moins criminels de Rubicon ? « Le sort en est jeté », semble-t-il dire ? La paix n’a pas de prix, mais quel prix ?

 

Ceci est une analyse de Cédric Wa-Gomba

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