Affrontement d’Alindao : Ali Darassa demande aux autorités militaires de discipliner les FACA.

Publié le 16 janvier 2020 , 2:14
Mis à jour le: 16 janvier 2020 2:14
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis les événements d’Alindao du 9 janvier dernier où les soldats FACA et les forces coalisées de l’UPC se sont violemment affrontés, le chef rebelle et patron de l’UPC vient de sortir de son silence. Il publie un communiqué dans lequel il accuse les soldats des forces armées centrafricaines de moins disciplinés.

Ci-dessous l’extrait du communiqué de l’UPC signé Ali Darassa….

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), le Général d’Armées Ali DARRASSA, dénonce fermement les accusations mensongères et les allégations infondées qui tendent à désigner l’UPC dès lors que des incidents touchent de près ou de loin des membres des éleveurs sur l’ensemble du territoire de la République de Centrafrique.

En cette période traditionnelle de transhumance, nombreuses sont les communautés nomades qui empruntent les chemins de leurs ancêtres et mènent sur les zones de pâturages de Centrafrique. Le territoire national recèle de nombreux cours d’eau qui en font un havre sans égal dans la sous-région, et malheureusement une source de nombreux conflits d’intérêts.

Ainsi, avant que de pointer du doigt un bouc émissaire bien pratique, l’Etat-major de l’UPC enjoint ses détracteurs à vérifier leurs sources d’information. Comment partant à pieds de Bambari, des centaines de combattants pourraient en un temps record se retrouver sur les zones de contrôle dévolues à d’autres groupes dans la partie occidentale du pays ? Les observateurs avertis de la force onusienne qui se cantonnent aux principaux axes, ont-ils pu véritablement identifier les représentants de l’UPC dans la brousse reculée de Markounda ou pire encore de Paoua ?

Quant aux évènements malheureux d’Alindao du 09 janvier dernier, l’Etat-major de l’UPC qui les regrette, suggère que les autorités en charge de la discipline dans les Forces Armées soient plus attentives aux dérives récurrentes des militaires souvent laissés à leur sort. Ces derniers enhardis par un discours va-t-en-guerre se comportent plus en troupe d’occupation qu’en représentants d’un état mû par une réconciliation pourtant exaltée sur tous les tons.

Le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’UPC, le Général d’Armées Ali DARASSA réitère l’engagement de l’UPC pris lors de la signature de l’APPR-RCA et se dit prêt à aborder les éventuels différends qui sont reprochés à l’UPC dans le cadre de l’article 34 « aux fins d’actions idoines de conciliations ». Ainsi, en tant que signataire de l’APPR-RCA, le Général d’Armée Ali DARASSA peut comprendre que par manque de précision et orienté par des discours déformés, l’exécutif ait été désinformé sur les réalités du terrain.

Toutefois, dans le cadre de l’article 35 qui semble désormais être l’ultime recours du gouvernement à l’encontre de l’UPC, ces mesures répressives ciblées auraient un caractère particulièrement injuste, à regard des atrocités vécues par la population du nord-est du pays en proie depuis plusieurs mois aux combats que se livrent d’autres signataires de l’APPR, sans que le gouvernement, ni la communauté internationale ne s’en émeuvent.

Alors que la RCA vit une période de nouvelle fébrilité politique en cette année électorale, et en cette saison sensible de transhumance, le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’UPC, le Général d’Armées Ali DARASSA enjoint les parties prenantes à privilégier le dialogue, qui fut le moteur initial de l’APPR.

 

Ali Darassa.

communiqué de presse de l’UPC sur les événements d’Alindao du 9 janvier 2020

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