AFFAIRE SEBIRO / France 24 : RÉACTION VIVE D’UN COMPATRIOTE CENTRAFRICAIN.

Publié le 27 octobre 2019 , 5:35
Mis à jour le: 13 novembre 2019 12:08

 

Wilfried Sebiro, image profil Facebook.

Mon cher Tanguy,

J’ai lu, comme beaucoup de nos compatriotes ce matin, la sortie de Maurice Wilfried Sebiro, du moins le récit de sa version à lui des faits d’harcèlement sexuel dont on l’accuse.

 

Outre le langage très approximatif usité dans son récit, suivi de certains passages incompréhensibles, j’en ai  personnellement, et en toute honnêteté,  été très peu convaincu.

 

J’ai même envie de dire que cette sortie était l’arbre qui cache la forêt.

 

En effet Tanguy, quand, en tant qu’une personnalité publique dans la délégation d’un chef d’état à l’étranger,  vous faites l’objet d’une accusation aussi formelle pour harcèlement sexuel, avec des termes précis et sans ambigüités, suivi d’une lettre de consternation, à vous adressée par  un responsable hiérarchique de la présumée victime (France 24), vous  vous  devez, pour rester crédible, de répondre avec tact, sagesse, précisions et concisions sur les faits pour lesquels l’on vous accuse, tout ceci  sans engager dans votre récit, des faits d’émotions.

 

Cette accusation humiliante contre notre compatriote SEBIRO,  il faut le dire, ne porte pas seulement atteinte à son honneur personnel en tant qu’individu, mais elle   écorche aussi l’honneur de tout un peuple, si ce n’est de tout un pays.

 

SEBIRO, Conseiller en Communication du Président TOUADERA, dans sa sortie de ce matin, au lieu de ne s’attarder exclusivement que sur les faits humiliants pour lesquels on l’accuse, ceci en donnant des précisions sur ce qui s’est réellement passé, en citant par exemple des noms des témoins oculaires auprès de qui des vérifications peuvent être faites……. il s’est plutôt  maladroitement cloitrer en tentant de se faire passer pour la victime, et plus curieux, en s’attardant  plus sur des évènements qui n’ont aucun lien, ni rapport, avec ce dont on l’accuse.

 

Son récit laisse penser même qu’il tenté, avec beaucoup de maladresses, de se défendre de  quelque chose qu’il aurait réellement peut-être commis.

 

Voici en effet, et pour ceux qui ne l’ont pas lu, les faits évoqués par SEBIRO pour sa défense :

 

Pour lui, cette journaliste Franco-russe, l’accuserait d’harcèlement sexuel pour deux raisons.

 

#La_première, serait qu’elle appartiendrait à une chaine propagandiste,  anti développement de la RCA et de certains pays africains (parlant de Fance24), mais aussi parce que le Sommet Russie-Afrique aurait été une réussite avec la participation de 47 Chefs d’Etats.

 

Personnellement ici, je ne vois pas le rapport !

 

#Deuxièmement, pour SEBIRO, cette journaliste l’accuserait ainsi parce qu’il aurait, lui SEBIRO, interrompu l’interview de la journaliste avec le Président TOUADERA, à la 25eme minutes, alors que  ladite interview était prévue pour  ne durer que 10mn.

Là encore, je trouve ces arguments  légers, car, aucune journaliste à ma connaissance, ne porterait une telle accusation, simplement parce qu’un proche d’un président, l’aurait interrompu dans son interview.

 

Et même, il me semble que lors des rencontres internationales de ce genre, c’est plutôt au #Protocole qu’il revient généralement d’apprécier si les audiences ou interview doivent être abrégées ou non, fonction du programme du Président. Peut-être que SEBIRO se serait-il substitué au protocole de TOUADERA en ce moment précis là ?

Ou en serait-il soudainement devenu un, pour la circonstance ?

 

Enfin, SEBIRO a bien voulu partager avec nous dans son récit, la quintessence  d’une lettre de consternation, à lui envoyée par le Directeur de France 24, Mr SAIKALI.

Il est tout à fait normal, il faut le dire, pour un responsable d’un grand média comme France 24, que le responsable en chef, pour ne pas dire le directeur, puisse ainsi se rapprocher par courrier, du mis en cause dans un litige qui l’oppose avec l’une de ses employées.

 

SEBIRO encore ici, au lieu de répondre au directeur de France 24, en lui donnant, de façon clair, précis et concis, sa version à lui des faits, et de ce qu’il en est de l’accusation, s’est attardé plutôt à regretter que ce dernier ait pu lui adresser une telle correspondance, alors que lui SEBIRO, aurait transporté une journaliste de RFI, #Charlotte_COSSET, dans la voiture présidentielle, le 16 NOVEMBRE à Bouar (alors que nous sommes au mois d’ #Octobre), afin que cette dernière puisse couvrir les cérémonies de sortie sous le drapeau, de 1023 FACA…

 

Là encore, on peut simplement et purement reprocher à SEBIRO de faire probablement de la #distraction, parce que ne sachant pas quoi répondre.

 

Et pour la fin de son récit, SEBIRO fera feu de tout bois, en revêtant une casquette de patriote, et de parler de biens d’autres sujets, et qui n’ont aucun rapport avec ce pourquoi il est accusé.

 

Bref, je n’ai aucun problème avec SEBIRO.

Je ne dis pas non plus qu’il est  coupable ou innocent de quoi que ce soit.

 

Mais  je pense sincèrement que tant qu’il y aura pas une enquête pointue, dans le but de la manifestation de de la vérité, ce sera toujours la parole de cette journaliste, contre celle de SEBIRO.

Une enquête doit donc être ouverte par l’une des parties, afin que l’opprobre soit lavé auprès de la véritable victime dans cette affaire, SEBIRO, ou la journaliste Franco-russe.

C’est ici mon avis, et il n’engage que moi !

 

Par Ludovic LEDO