Affaire des mines chinoises, la situation se complexifie, le gouvernement dans l’embarras.

Publié le 1 août 2019 , 8:54
Mis à jour le: 3 août 2019 10:16
De gauche à droite le député jean-michel-mandaba-le-premier-ministre-firmin-ngrébada-et-le-ministre-des-mines-léopold-mboli-fatrane
De gauche à droite, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba, le Premier ministre Firmin Ngrébada et le ministre des mines Léopold Mboli-Fatrane. Image montée par CNC.

 

 

Bangui (CNC) – alors qu’une enquête parlementaire a dernièrement révélé que les activités d’extraction d’or par des sociétés chinoises à Bozoum ont provoqué à la fois un désastre écologique et une pollution au mercure des eaux de la rivière Ouham, le bureau d’enquête du CNC vient d’avoir confirmation que le pouvoir de Bangui, qui a été par ailleurs mis en cause dans cette affaire, a reçue bel et bien d’énorme pot de vin en argent, bien, et service venant de ces compagnies minières chinoises exploitant l’or à Bozoum, Nola et à Gaga.

 

Dans sa déclaration devant la presse le samedi 27 juillet, le ministre des Mines Monsieur Mboli-Fatrane a vivement réagi face aux accusations de la commission d’enquête parlementaire qu’il qualifie de « manipulation politique ».

Or, d’après le bureau d’enquête du CNC, il y’avait eu bel et bien de corruption des autorités de Bangui à travers le versement d’énorme pot de vin et la construction de deux villas à certains ministres, y compris Monsieur Mboli-Fatrane, ministre des Mines.

En plus, ces compagnies chinoises ont financé, pour le compte du parti MCU du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la production des millions des gadgets pour la campagne électorale de 2020-2021.

Les autorités de Bangui, très embarrassées par la révélation de cette commission d’enquête parlementaire qui demande l’arrêt immédiat de l’exploitation minière chinoise à Bozoum, au nord-ouest de la République centrafricaine, n’ont cessé de la fustiger.

Cependant, avec le rapport d’analyse du laboratoire Lavoiser de l’Université de Bangui qui confirme clairement que les activités d’extraction d’or par quatre compagnies minières chinoises a Bozoum ont provoqué une pollution au mercure des eaux de la rivière Ouham, le gouvernement, qui n’est pas prêt d’ailleurs à laisser tomber ces exploitants miniers chinois, va devoir trouver une solution qui pourrait combler les dépenses en pot de vin de ces derniers.

 

 

Copyright2019CNC.