Centrafrique : évasion des combattants du MNLRC de la gendarmerie de Paoua, les gendarmes en parlent.

Publié le 16 février 2018 , 7:11
Mis à jour le: 16 février 2018 9:41

Centrafrique : évasion des combattants du MNLRC de la gendarmerie de Paoua, les gendarmes en parlent.

 

 

le gendarmes en patrouille
Les gendarmes dans une rue de Bangui.

 

 

Bangui, le 17 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Le 7 février dernier, une dizaine des éléments rebelles du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) arrêtée le 25 janvier dernier dans la région de Paoua par la Minusca et Rémis aux autorités du pays, par l’entremise de la gendarmerie nationale,  ont pris la fuite de leur lieu de détention en plein jour pour ne laisser qu’un petit mot de salutation à leurs ex-geôliers. Ce manquement de la part de nos forces de l’ordre a surpris plus d’un, surtout parmi les gendarmes qui mettent en cause sans détour l’efficacité de leur Directeur général. Le détail.

 

Même si le gouvernement n’a pas été sensiblement touché par l’affaire de l’évasion des 18 rebelles du MNLRC de la gendarmerie de Paoua, les gendarmes quant à eux, n’apprécient guerre la manière dont cette affaire a été traitée par le gouvernement d’une manière générale, et par  leur nouveau DG en particulier.

Pour beaucoup des gendarmes contactés par CNC, il ne fait aucun doute, les structures du poste de la gendarmerie de Paoua ne peuvent accueillir un tel nombre des détenus, à fortiori ceux qu’on les juge très dangereux pour la sécurité nationale. En aucun cas, ces personnes ne peuvent pas passer plus de 24 heures sur place à Paoua. Hélas, c’est ce qui s’est passé et les prisonniers en ont profité, par des moyens ridumentaires pour s’évader.

À Bangui, l’affaire a fait énormément du bruit parmi les gendarmes qui, ne passant pas par 4 chemins, pointent du doigt leur nouveau Directeur général. Selon eux, ce dernier aurait été informé quelques jours plutôt de la dangereusité de ces criminels arrêtés et détenus dans leurs locaux de Paoua. Il était impératif de les extrader sur Bangui plus rapidement afin de garantir la sécurité de la population locale.

Cependant, le Directeur général, informé de la situation, laisse traîner les choses volontairement, ce qui ne peut jamais arriver au temps de l’ancien DG le général Marie-Noel Metinkoe, expliquent certains officiers gendarmes sous l’anonymat.

Par ailleurs, la nomination du colonel Aimé Banga alias Coq-Bill à ce poste du Directeur général de la gendarmerie a surpris plus d’un. Considéré comme peu stable et moins efficace par ses propres  éléments, le colonel Coq-Bill aurait accumulé en ce moment sur son bureau un tas de dossiers à traiter, faute du professionnalisme.

Ainsi, des nombreux gendarmes regrettent sérieusement l’ancien Directeur général Metinkoe jugé très efficace et intelligent. Le problème, ce dernier, profitant de son lien familial avec le Président Touadera, ne collabore avec son ministre de tutelle, même avec l’actuel ministre de l’Intérieur. Mais tout le monde s’accorde à dire que le général Marie-Noel Metinkoe est efficace et pragmatique.

Sur ce, les gendarmes demandent simplement au gouvernement le renforcement de leur capacité opérationnelle et matérielle afin d’être efficaces dans leur mission.

À bon entendeur, salut.

 

 

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