Centrafrique : un climat d’affaires désormais propice

Publié le 23 avril 2017 , 7:12
Mis à jour le: 23 avril 2017 7:14

Centrafrique : un climat d’affaires désormais propice

 

 Monsieur le ministre du commerce et de l'industrie  Côme Assan

 

Bangui, le 24 /04/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Même si le train de la RCA n’a pas encore atteint le plein de sa vitesse de croisière après la crise que le pays a connue, certains fils du pays à qui le président de la République et son premier ministre ont fait confiance mettent tout en œuvre pour s’affirmer à l’œuvre et ainsi mériter la confiance placée en eux pour aussi entrer dans l’histoire par la grande porte. C’est le cas du jeune ministre du Commerce et de l’Industrie, le magistrat Come HASSAN.

En effet, en seulement un an, le travail abattu par le ministre du commerce et l’ensemble de ses collaborateurs est, à n’en point douter, titanesque, comparativement à d’autres départements ministériels. Comme quoi, le Chef de l’Etat ne s’est pas du tout trompé en osant faire confiance à la jeune sous le principe de la méritocratie pour assumer les hautes fonctions de l’Etat. Le cas HASSAN COME est un cas d’école qui mérite d’être pérenniser et copier par la jeunesse montante.

D’entrée de jeu, quelles sont les attributions réelles du ministère du commerce ? En effet, le ministère du commerce à la mission première de définir et de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière du développement du commerce et de l’industrie en RCA. Cela veut dire que l’objectif fondamental de ce ministère est de contribuer à créer les conditions de relance du secteur de production et la création des emplois ainsi que la poursuite des objectifs du développement durable(ODD).

A cela s’ajoutent les objectifs spécifiques tendant à améliorer l’environnement du commerce et de l’investissement pour que la compétitivité prenne effectivement son envol et s’enracine dans les habitudes et les mœurs des entreprises en RCA. C’est en cela justement que le jeune ministre HASSAN s’attelle depuis son arrivée à la tête du département. Sur une panoplie de défis inscrits dans sa lettre de mission à lui donner par le chef du gouvernement, nul doute que le ministre du commerce a su tenir le taureau par les cornes.

Néanmoins, les obstacles sont légion constituant ainsi un véritable fagot d’épine pour le développement du commerce et de l’industrie depuis plusieurs années. Parmi ces causes, l’on peut citer entre autres, la faible performance Nous citerons entre autres, l’instabilité politique récurrente, l’insuffisance des infrastructures de base, l’inexistence sinon quasi total des structures d’appui au secteur privé.

Des mesures et initiatives encourageantes ont été prises par le passé pour améliorer les conditions de démarrage des entreprises. Mais seulement, la dernière crise militaro-politique a tout écroulé comme un château de cartes. Plusieurs unités économiques et outils de production ont été détériorés malmenant réduisant ainsi à néant l’environnement des affaires et économique du pays. A titre d’exemple, la preuve est l’occupation des 187ème et 189ème rangs par la RCA dans les récents classements du rapport de DOING BUISNESS.

Tout ce méli-mélo a eu comme conséquences la faible capacité d’offre et la forte dépendance du pays de l’importation. Il y a aussi les difficultés d’approvisionnement en produits de première nécessité ce qui entraine des flambées de prix périodiques.

Pour pallier à tous ces problèmes, l’actuel ministre de tutelle a jugé mieux de prendre le mal par la racine. Partant de la lettre de mission qui lui a été confiée par le Chef du gouvernement sur la base de la politique générale du gouvernement tirée de la profession de foi du chef de l’ETAT chargeant le ministre du commerce et de l’Industrie de contribuer à relancer le secteur du commerce, laquelle lettre de mission contenait au moins une vingtaines d’orientations à réaliser en cout, moyen et long termes, le ministre du commerce semble avoir réalisé déjà une dizaine. Sept à huit sont en cours de réalisation, et juste une seul activité inscrite dans la lettre de mission n’est pas encore réalisée à ce jour à cause des aléas.

Parmi les grandes réalisations à mettre l’actif du jeune ministre COME HASSAN du commerce, on peut citer entre lettre d’or l’adoption du code du commerce de la RCA adopté par l’Assemblée nationale le 30 Décembre 2016.les programmes PRMN et PIQUAC, la finalisation de l’étude de création du centre de gestion agrée, l’opérationnalisation du programme de restructuration et de la mise à niveau et du programme infrastructure qualité en Afrique centrale pour ne citer que ces quelques grandes et importantes réalisations.

L’on notera aussi les projets de lois sur la normalisation du commerce et la métrologie actuellement en examen à la commission des textes officiels pour adoption. Les multiples visites effectuées par le ministre du commerce dans le but d’inciter les investisseurs à venir en RCA, l’organisation des visites périodiques dans certaines Unités de production, la poursuite des négociations avec les partenaires multilatérales et bilatérales (OMC, CEEAC, CEMAC etc.)pour les mettre en confiance à venir investir en RCA .Il faut noter aussi des séries des réunions périodiques avec les opérateurs économiques afin de les inciter à ravitailler le pays en divers produits dont les populations centrafricaines ont besoin pour éviter les pénuries récurrentes en produits de première nécessité .Tout compte fait, il apparait très clairement que le ministre COME HASSAN es t u n homme de terrain qui aime mouiller le maillot pour le bien-être de ses compatriotes. Pour insuffler su sang neuf au commerce centrafricain et revaloriser les cadres centrafricains nantis en commerce, le Ministre du commerce s’est investi dans le soutien et l’appui qui a abouti à la désignation d’un compatriote centrafricain au poste de Directeur Général Adjoint de l’OAPI.

En somme, nous osons croire que la politique de valorisation du commerce centrafricain et de lobbying en faveur du climat propice des affaires est le cheval de bataille de l’actuel ministre du commerce et ses techniciens. Magistrat ayant toujours fait preuves ailleurs, nul ne doute que la mission débouchera sur un résultat fécond comme en témoigne les prémices. Oui, face aux multiples défis de l’heure et quand on voit d’où venait la RCA, il ya lieu de jeter des fleurs au ministre du commerce pour son dynamisme et son patriotisme. Le chantier est vaste et plein de défis mais, comme le dit un vieil adage bien connu, à cœur vaillant rien d’impossible ! Mu d’une détermination sans failles le ministre Hassan est en passe de réussir là où les autres ont connu des peines à aller de l’avant.

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